Année 2019, année noire?

Cette fin de septembre et début octobre ont enregistré des températures plus élevées par rapport à la normale saisonnière et les abeilles ont pu encore profiter de belles journées ensoleillées. On en voit alors encore quelques-unes ici et là butiner de la bruyère, du sédum, du trèfle, du lierre ou encore ce qu’il reste de lavande. Beaucoup d’événements en prévision cet automne, chez vous clients, mais pas que!

2019 est définitivement décrite par les apiculteurs européens comme année noire au vu de la considérable baisse de production de miel pour causes climatiques. Heureusement, certaines régions s’en tirent relativement bien comme la Wallonie en Belgique par exemple (RTBF.BE, 04.10.19). Nous avons fait ce même constat chez nos clients de manière générale même si nous avons eu aussi quelques exceptions. Nous le disions dans notre précédent article, comme conséquence de tout cela, le risque que les ouvrières s’en prennent davantage aux mâles pour réduire le nombre de bouches « inutiles » à nourrir en fin d’été est bien réel. Faut-il craindre « un déficit de reines fécondées » au printemps prochain? C’est la question soulevée par Le Figaro dans son article du 4 octobre et un point de vigilance particulier que nous aurons en 2020.

Le traitement anti-varroa est terminé et nous sommes soulagés car le nombre d’individus trouvés est plutôt faible cette année. L’heure est à l’hivernage. Il s’agit entre autres de terminer le nourrissement dans les ruches où cela s’avère nécessaire et de les peser. En effet, chaque colonie doit disposer d’une vingtaine de kilos de provision pour passer l’hiver sans encombres.

Enfin, nous avons un agenda bien rempli d’événements en ce dernier trimestre. Nous aurons l’occasion d’y revenir de manière plus détaillée dans notre prochain article! Dans l’intervalle, nous vous invitons à découvrir dans la vidéo ci-dessous l’histoire des ruches sociales et solidaires que nous installons chez nos entreprises clientes. Nous saisissons l’occasion de remercier publiquement Philippe Bourjas, toute son équipe et bien sûr les résidents du Centre Espoir (Armée du Salut) qui ont réalisé ce travail fabuleux.